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Mary Travers apprit toute jeune à jouer du violon, de l’harmonica, de l’accordéon et de la guimbarde dans sa Gaspésie natale. Cependant, jeune mariée à Montréal, Madame Bolduc se lança dans une carrière musicale par raison de nécessité économique. Pour contribuer à subvenir aux besoins de sa famille, elle saisit l’occasion qui se présentait de remplacer un joueur de violon dans les « Veillées du bon vieux temps », un spectacle musical populaire. On l’encouragea à chanter et l’accueil favorable qu’elle reçut l’incita à composer « La Cuisinière » (the Cook). Ses enregistrements de « La Cuisinière » et de « La Servante », sur disques 78 tours de la compagnie Starr, se vendirent à 12 000 exemplaires au Québec, un record qui la fit connaître partout. Durant les années 1930, Madame Bolduc enregistra 85 de ses chansons sur disques Starr. Pleines d’humour et de franchise, ces chansons en français populaire exprimaient les joies et les misères des gens ordinaires durant ces années difficiles. Madame Bolduc a grandement influencé l’évolution de la chanson au Québec et ses chansons tiennent une place toute spéciale dans le patrimoine musical du Québec. La Phonothèque québécoise et les disques Analeckta ont enregistré une intégrale de ses œuvres sur quatre disques compacts réunis en un coffret sous le titre de « La Bolduc : L’intégrale ».
« Si les saucisses pouvaient parler » tiré de « La Bolduc : L’intégrale » – Analekta Gracieuseté de la Phonothèque québécoise. Photographies fournies par la Bibliothèque nationale et Mme Fernande Bolduc |